25 ans 1987-2012

Historique

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Note au lecteur : le masculin désigne également le féminin quand le contexte s'y prête.

1) HISTORIQUE DU TECHNOLOGUE EN GÉNIE BIOMÉDICAL

Au Québec, les premiers techniciens en électronique à intervenir sur des appareils médicaux en milieu hospitalier firent leur apparition vers la fin des années 50. De façon dispersée, au début, ils étaient rattachés spécifiquement à des départements tels que la cardiologie et la radiologie. Ils avaient comme tâche principale de se familiariser avec certains appareils pour en assurer l'entretien général.

Ceux-ci relevèrent le défi avec de très bons résultats, mais somme toute, dans des conditions difficiles dues au manque de formation, d'information et d'appareillages de mesure appropriés.

Cependant, l'évolution rapide de la haute technologie dans le domaine médical a amené la création d'une nouvelle spécialité : le génie biomédical. Dès lors, une nouvelle génération d'intervenants, tels que les ingénieurs et techniciens en génie biomédical, a fait leur apparition dans le but d'assurer un lien continu entre la physiologie humaine et une technologie multisectorielle.

2) CONTEXTE ACTUEL

L'application des nombreuses découvertes technologiques dans le domaine médical favorisa, au début des années 1980, une forte augmentation du nombre de technologues reliés au génie biomédical.

Présentement au Québec, près de 500 technologues en génie biomédical œuvrent dans ce domaine et on les retrouve principalement chez les fournisseurs d'équipements médicaux et dans les centres hospitaliers.

En septembre 1999, le Certificat en technologies biomédicales - Instrumentation électronique est officiellement offert par l'École polytechnique de Montréal. Cette formation n'est pas encore requise par l'employeur, mais est devenue un atout majeur pour tout technologue en génie biomédical qui veut se faire embaucher en milieu hospitalier.

3) NÉCESSITÉ D'UN REGROUPEMENT

Le travail du technologue en génie biomédical est directement lié à la qualité et à la sécurité des soins dispensés aux bénéficiaires, car il entretient l'équipement spécialisé utilisé en milieu hospitalier. Il est donc primordial, que celui-ci évolue dans un contexte où la qualité des actes posés égale ou surpasse les normes établies par les compagnies manufacturières.

Dans le but d'améliorer cette qualité des actes posés, l'échange d'informations est non seulement souhaitable, mais nécessaire. Le fait d'intervenir directement sur les équipements médicaux spécialisés augmente énormément la responsabilité du technologue en génie biomédical par rapport aux performances attendues de ces équipements.

En conséquence, l'urgence d'échanger de l'information entre technologues, la standardisation des diverses procédures et l'uniformisation de la formation technique du personnel sont autant de raisons qui ont favorisé un regroupement des technologues en génie biomédical œuvrant au Québec.

4) CRÉATION DE L'ATGBM

À la suite à une vaste consultation et à la préparation par un groupe de techniciens en électronique, spécialisés en génie biomédical, d'un document démontrant la nécessité de se regrouper, une grande assemblée fut convoquée à l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal le 11 avril 1987 où plus de soixante-dix de leurs confrères venant de tous les coins du Québec se sont présentés.

Il y eut lors de cette assemblée générale, plusieurs invités qui ont exprimé leur intérêt quant à la création d'un tel regroupement. Des ingénieurs biomédicaux et des représentants de compagnies manufacturières d'équipements médicaux spécialisés ont démontré par leurs discours le bien-fondé de ce rassemblement.

C'est donc lors de cette journée que fut créée officiellement l'Association des Techniciens en Génie Biomédical (ATGBM). Il y eut également, lors de cet événement, l'élection d'un conseil d’administration avec pour mandat d'élaborer une stratégie relativement à la formation, l'information et la profession.

À ce moment, dans le but d’atteindre ces objectifs, le conseil d’administration proposa la création de trois sous-comités qui auraient les mandats suivants :

Comité formation : élaborer une stratégie de formation dans le but d'améliorer la qualité des interventions faites sur les divers équipements médicaux spécialisés.

Comité information : élaborer une stratégie de communication dans le but d'améliorer les échanges entre les techniciens œuvrant dans le domaine du génie biomédical.

Comité profession : élaborer une définition de tâches qui permettra de faire reconnaître le titre de technicien en génie biomédical.

5) NOUVELLE APPELLATION

Le 2 mai 2009, dans le but de respecter les définitions des mots « TECHNICIEN » et « TECHNOLOGUE » reconnues par plusieurs organismes, l'assemblée générale de l'ATGBM a accepté de modifier l'appellation « Association des techniciens(ne)s en génie biomédical » par la nouvelle appellation « Association des technologues en génie biomédical » 

6) PRIORITÉS DE L'ATGBM

  1. Briser l'isolement : en permettant une communication accrue entre les technologues en génie biomédical, il sera plus facile d'augmenter l'efficacité et le professionnalisme de ceux-ci, tout en assurant un support de ressources techniques et documentaires, nécessaire à assurer un travail de qualité.
  2. Entamer le dialogue : en représentant l'opinion des technologues en génie biomédical auprès des organismes publics ou privés dans le but de promouvoir la cause biomédicale. Un regroupement dûment constitué augmente la crédibilité et l'impact des interventions auprès de ceux-ci.
  3. Promouvoir la formation : en contribuant à l'élaboration de programmes de formation, en cours d'emploi, dans le but de conserver et d'améliorer la qualité des interventions faites par les technologues en génie biomédical.
  4. Travailler à la reconnaissance professionnelle : en contribuant à l'élaboration d'un programme de formation post collégiale qui permettra d'officialiser le titre de technologue en génie biomédical et en mettant au point des procédures pour reconnaître les formations déjà acquises dans le domaine du génie biomédical. Le Certificat en technologies biomédicales - Instrumentation électronique est une conséquence directe de l'implication de l'ATGBM dans ce domaine.
  5. Devenir une référence : en travaillant conjointement avec tous les intervenants du milieu biomédical sur toute demande qui pourrait améliorer la qualité des actes posés et en faisant valoir la spécificité du travail de technologue en génie biomédical au Québec.